<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des Personnel - Mes mots</title>
	<atom:link href="https://nemotaku.com/category/personnel/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://nemotaku.com/category/personnel/</link>
	<description>Le blog de Nemo</description>
	<lastBuildDate>Tue, 11 Feb 2025 22:45:54 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.7.2</generator>

<image>
	<url>https://nemotaku.com/wp-content/uploads/2023/09/cropped-cropped-feather-32x32.png</url>
	<title>Archives des Personnel - Mes mots</title>
	<link>https://nemotaku.com/category/personnel/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Ma vie en gros #2 : Je ne vous demanderais pas de m’attendre.</title>
		<link>https://nemotaku.com/2025/02/11/ma-vie-en-gros-2-je-ne-vous-demanderais-pas-de-mattendre/</link>
					<comments>https://nemotaku.com/2025/02/11/ma-vie-en-gros-2-je-ne-vous-demanderais-pas-de-mattendre/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nemo]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Feb 2025 22:45:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Personnel]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://nemotaku.com/?p=577</guid>

					<description><![CDATA[<p>Dans ces billets, je vous partage quelques réflexions sur ma vie d’obèse. Je marche lentement. Ou plutôt je marche difficilement. Quelques minutes suffisent pour que le souffle commence à manquer et que je commence à ressentir en moi ce besoin de pousser à l’effort et donc à la résistance à [...]</p>
<p>L’article <a href="https://nemotaku.com/2025/02/11/ma-vie-en-gros-2-je-ne-vous-demanderais-pas-de-mattendre/">Ma vie en gros #2 : Je ne vous demanderais pas de m’attendre.</a> est apparu en premier sur <a href="https://nemotaku.com">Mes mots</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><em>Dans ces billets, je vous partage quelques réflexions sur ma vie d’obèse.</em></p>



<figure class="wp-block-embed aligncenter is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-4-3 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Jean-Jacques Goldman - Je marche seul (Clip officiel)" width="800" height="600" src="https://www.youtube.com/embed/5AS0wPLnAhY?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p>Je marche lentement. Ou plutôt je marche difficilement. Quelques minutes suffisent pour que le souffle commence à manquer et que je commence à ressentir en moi ce besoin de pousser à l’effort et donc à la résistance à la douleur. Certes mon corps est une machine qui finit toujours par avancer, bon an mal an, et j&rsquo;ai désormais le bon équipement —des tennis assez chers que j&rsquo;ai la chance de pouvoir payer et des semelles non remboursées également — mais la phase de démarrage reste toujours un défi. Moralement, elle suppose d’enclencher un switch d’acceptation de la douleur pour la bonne cause. Physiquement, outre les appels en détresse des poumons et des muscles, il suffit de peu de chose pour que je perde l’équilibre et j’ai donc besoin de faire constamment attention pour éviter une mauvaise chute. Mais malgré tout ça, j’aime marcher. Vraiment.</p>



<p>Marcher est l’une des rares activités sportives qui fait sens, je vais voir quelque chose ou je me rends quelque part, et pour laquelle au milieu des maux finit parfois par se dégager de vrais moments d’harmonie. C’est la seule activité sportive que je pratiquais également avec ma famille. L’un des rares moments où j’oublie un peu ce souffle qui se cherche en permanence et ce bassin qui endure. L’une de ces heures où mon corps et moi-même arrivons à trouver un terrain d’entente tandis qu’une très grande partie du reste du monde nous dépasse. Car oui, je marche lentement. Bien trop lentement pour arriver à suivre un rythme considéré comme moyen.</p>



<p>« C’est à côté », « c’est à 5 min quoi ». Toutes ces expressions qui regroupent aussi bien chez les autres le bâtiment d’en face que 10 minutes de leur rythme de marche. Ce n’est pas grand-chose, n’est-ce pas ? Si peu pour tant. Ceci n&rsquo;est pas un reproche car c’est un biais humain et universel que de déduire le rythme et le tempo du monde sur les nôtres. Et même en objectivant les choses les choses, votre destination est à 1.72 km à pied en ligne droite sans côte, on ne peut s’empêcher de mécaniquement faire la conversion intérieure en nos propres unités d’efforts.</p>



<p>Je marche lentement et je prends de la place. Ce qui signifie que je fais mécaniquement chier le monde. Je suis avec 30 ans d’avance ce grand père à canne indépassable qui se traîne dans le couloir ou sur le trottoir et que vous maudissez intérieurement. Or si je conviens que marcher à un rythme vraiment plus lent que le sien n’est pas un exercice des plus agréables et des plus simples, j’ai toujours autant de mal à intégrer ou même à accepter que dans la très grande majorité des cas les gens ne m’attendent pas. On fera souvent un effort pour la grand-mère mais rarement pour l’obèse.</p>



<p>Il y a des années de cela, je me signalais. Je demandais aux gens d’attendre, de ralentir le pas et bien souvent cela ne sert pas à grand-chose car le naturel revient au galop. Alors j’ai décidé un jour que je ne demanderais plus jamais aux gens de m’attendre. Pour voir si ça déclenchait un truc. Une réaction. Mais non, bien souvent rien. Les petits mondes continuent d’avancer à leurs propres rythmes. C’est comme ça. Je l’accepte mal mais je l’accepte car qui a le temps pour tant de disputes au final. Pourtant, je dois avouer qu’il y a des mauvais jours où, sans vouloir faire de mauvais jeu de mots, c’est un sacré poids à porter.</p>
<p>L’article <a href="https://nemotaku.com/2025/02/11/ma-vie-en-gros-2-je-ne-vous-demanderais-pas-de-mattendre/">Ma vie en gros #2 : Je ne vous demanderais pas de m’attendre.</a> est apparu en premier sur <a href="https://nemotaku.com">Mes mots</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://nemotaku.com/2025/02/11/ma-vie-en-gros-2-je-ne-vous-demanderais-pas-de-mattendre/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Ma vie en gros #1 : Fais un effort</title>
		<link>https://nemotaku.com/2024/11/09/ma-vie-en-gros-1-fais-un-effort/</link>
					<comments>https://nemotaku.com/2024/11/09/ma-vie-en-gros-1-fais-un-effort/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nemo]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 09 Nov 2024 15:14:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Personnel]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://nemotaku.com/?p=569</guid>

					<description><![CDATA[<p>Dans ces billets, je vous partage quelques réflexions sur ma vie d&#8217;obèse. L&#8217;une des principales difficultés avec l&#8217;obésité tient autant de vivre dans une société profondément dans le déni sur sa grossophobie que d&#8217;être en permanence dans le questionnement au sujet de son propre rapport à l&#8217;effort. Partons déjà d&#8217;un [...]</p>
<p>L’article <a href="https://nemotaku.com/2024/11/09/ma-vie-en-gros-1-fais-un-effort/">Ma vie en gros #1 : Fais un effort</a> est apparu en premier sur <a href="https://nemotaku.com">Mes mots</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><em>Dans ces billets, je vous partage quelques réflexions sur ma vie d&rsquo;obèse. </em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="765" height="402" src="https://nemotaku.com/wp-content/uploads/2024/11/pexels-eva-bronzini-5765479.jpg" alt="" class="wp-image-570" srcset="https://nemotaku.com/wp-content/uploads/2024/11/pexels-eva-bronzini-5765479.jpg 765w, https://nemotaku.com/wp-content/uploads/2024/11/pexels-eva-bronzini-5765479-300x158.jpg 300w" sizes="(max-width: 765px) 100vw, 765px" /><figcaption class="wp-element-caption">Photo : Eva Bronzini &#8211; <a href="https://www.pexels.com/photo/a-restaurant-illuminated-at-night-5765479/">https://www.pexels.com/photo/a-restaurant-illuminated-at-night-5765479/</a></figcaption></figure></div>


<p>L&rsquo;une des principales difficultés avec l&rsquo;obésité tient autant de vivre dans une société profondément dans le déni sur sa grossophobie que d&rsquo;être en permanence dans le questionnement au sujet de son propre rapport à l&rsquo;effort.</p>



<p>Partons déjà d&rsquo;un postulat : <strong>personne n&rsquo;aime être gros-se</strong>. On peut être dans une démarche d&rsquo;acception de son propre corps et c&rsquo;est totalement ok si ça permet de mieux vivre. Personnellement, je me trouve hideux et j&rsquo;évite autant que possible les miroirs mais je respecte profondément les personnes qui décident d&rsquo;entrer dans cette démarche tant que ça ne renforce pas un déni du problème médical. Cependant je pense qu&rsquo;il n&rsquo;existerait quasiment aucune personne qui si elle avait la chance d&rsquo;avoir une baguette magique pour atteindre un poids régulier refuserait l&rsquo;offre. <strong>Sortir de l&rsquo;obésité n&rsquo;est pas qu&rsquo;un objectif de vie, c&rsquo;est un rêve de survie. </strong></p>



<p>Or pour accomplir cela, <strong>ça demande des efforts</strong>. Beaucoup beaucoup beaucoup d&rsquo;efforts. C&rsquo;est pour cela que les grossophobes qui vous disent simplement « fais du sport » ou « mange moins » sont des gens profondément stupides et nocifs. Car non seulement cela revient à dire à quelqu&rsquo;un qu&rsquo;il est trop con pour comprendre son propre quotidien et son propre corps mais en plus ça n&rsquo;apporte aucune solution concrète. Pire que du yaka faukon, le yaka vrai con. Et surtout, ça néglige en plus une vraie question qui me traverse souvent : <strong>c&rsquo;est quoi en vrai dans ma situation faire un effort ? </strong></p>



<p>La sortie de l&rsquo;obésité est un exercice très long et d&rsquo;une contrainte immense. Il n&rsquo;y a pas deux personnes pareilles parce que , attention spoiler, chacun a un corps qui lui est propre. Mon poids étant de plus assez variable au fur et à mesures des périodes de ma vie (là je suis actuellement sur une des pires à ce niveau mais j&rsquo;ai bon espoir que ça change car je suis mentalement de plus en plus stable et heureux), <strong>je n&rsquo;ai pas trouvé de façon d&rsquo;avoir une norme personnelle qui me dise « là tu as été bon » ou l&rsquo;inverse. </strong></p>



<p>Pour simplifier le raisonnement, j&rsquo;aime à limiter le problème à un duo de facteurs : la dépense physique et la qualité/quantité nutritionnel de la nourriture. Cela paraît simple mais je ne pense pas aujourd&rsquo;hui être assez doué pour estimer de façon certaine comment je m&rsquo;en sors malgré mes plus de 15 ans d&rsquo;obésité. </p>



<p>Pour vous donner un exemple : je suis actuellement en congés au Japon (un petit enfer pour les obèses au passage) et je passe beaucoup de temps à marcher, bien plus que d&rsquo;habitude, mais dans le même temps je ne me mets quasi aucune limite sur la nourriture. Or nous mangeons quotidiennement au restaurant et la junk food et les sodas sont ici accessibles très facilement. Si j&rsquo;arrive plutôt pas trop mal à limiter ces derniers, force est de constater que je suis loin de mes restrictions quotidiennes habituelles. Idem pour la dépense physique, mes pieds me hurlent dessus avec des douleurs qui flashent parfois direct dans le 7/10 et mes genoux sont en ultimatum régulier. </p>



<p>Du coup, <strong>plein de questions me taraudent</strong> : jusqu&rsquo;où dois-je me pousser en terme de douleur ? Combien puis-je m&rsquo;autoriser à compenser les efforts fournis ? Qu&rsquo;est ce qui relève de mes limites physiques et qu&rsquo;est ce qui est juste vraiment dur ? Est ce vraiment profiter de mes vacances que de s&rsquo;infliger de la douleur au nom de la santé ? Comment puis je diminuer ma charge mentale sur tous les aspects bloquants de ce pays ? </p>



<p>Là encore tant de questions auxquelles je n&rsquo;ai pas réellement de réponses. </p>



<p>Ce qui est certain pour moi à la fin des journées est simple : <strong>je n&rsquo;ai pas l&rsquo;impression de faire des efforts, je sais que j&rsquo;en fais</strong>. Peut être pas tous les jours même si le quotidien est fatalement rempli d&rsquo;épreuves. Je sais aussi que je n&rsquo;ai pas besoin de monter sur une balance pour voir que je n&rsquo;ai pas réussi à renverser la guerre jusqu&rsquo;à présent et que mes troupes sont clairement en recul. Principalement parce que je n&rsquo;ai pour l&rsquo;instant pas eu la force et/ou la volonté et/ou la capacité à trouver la stratégie qui me remobiliserait. </p>



<p>Face à mon quotidien, le cliché de l&rsquo;obèse fainéant m&rsquo;apparaît donc comme profondément incohérent. Vivre en obèse c&rsquo;est déjà, comme toute personne handicapée, faire des effort chaque jour. En appeler à la fainéantise serait aussi absurde que d&rsquo;accuser une personne qui se contraint à des entraînements quotidiens de se laisser aller.  Ca n&rsquo;a juste pas de sens et ce sont les personnes qui véhiculent ce genre de clichés blessants et stupides qui me donnent sérieusement l&rsquo;impression qu&rsquo;elles ne font elles aucun effort ne serait-ce qu&rsquo;intellectuel.</p>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://nemotaku.com/2024/11/09/ma-vie-en-gros-1-fais-un-effort/">Ma vie en gros #1 : Fais un effort</a> est apparu en premier sur <a href="https://nemotaku.com">Mes mots</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://nemotaku.com/2024/11/09/ma-vie-en-gros-1-fais-un-effort/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>1</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>20 ans après, Nina Tucker et Alexander sont toujours là.</title>
		<link>https://nemotaku.com/2024/09/05/20-ans-apres-nina-tucker-et-alexander-sont-toujours-la/</link>
					<comments>https://nemotaku.com/2024/09/05/20-ans-apres-nina-tucker-et-alexander-sont-toujours-la/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nemo]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Sep 2024 22:20:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Personnel]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://nemotaku.com/?p=495</guid>

					<description><![CDATA[<p>Toutes les personnes qui ont lu ou vu Full Metal Alchemist savent ce qui se cache derrière ce titre. Aux autres, je déconseille la lecture de cet article sauf à accepter un spoiler majeur. Il sera ici uniquement abordé de l&#8217;anime FMA et non le manga ou Brotherhood. 20 ans. [...]</p>
<p>L’article <a href="https://nemotaku.com/2024/09/05/20-ans-apres-nina-tucker-et-alexander-sont-toujours-la/">20 ans après, Nina Tucker et Alexander sont toujours là.</a> est apparu en premier sur <a href="https://nemotaku.com">Mes mots</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><em>Toutes les personnes qui ont lu ou vu Full Metal Alchemist savent ce qui se cache derrière ce titre. Aux autres, je déconseille la lecture de cet article sauf à accepter un spoiler majeur. Il sera ici uniquement abordé de l&rsquo;anime FMA et non le manga ou Brotherhood.</em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img decoding="async" width="960" height="720" src="https://nemotaku.com/wp-content/uploads/2024/08/JPN-Hagane-no-Renkinjutsushi-ED1-Kesenai-Tsumi-Nina-Vers.jpg" alt="" class="wp-image-497" style="width:563px;height:auto" srcset="https://nemotaku.com/wp-content/uploads/2024/08/JPN-Hagane-no-Renkinjutsushi-ED1-Kesenai-Tsumi-Nina-Vers.jpg 960w, https://nemotaku.com/wp-content/uploads/2024/08/JPN-Hagane-no-Renkinjutsushi-ED1-Kesenai-Tsumi-Nina-Vers-300x225.jpg 300w, https://nemotaku.com/wp-content/uploads/2024/08/JPN-Hagane-no-Renkinjutsushi-ED1-Kesenai-Tsumi-Nina-Vers-768x576.jpg 768w" sizes="(max-width: 960px) 100vw, 960px" /></figure></div>


<h2 class="wp-block-heading">20 ans.</h2>



<p>Cela fait 20 ans que cette image me hante. 20 ans depuis cette fin d&rsquo;après-midi où j&rsquo;ai fini comme brisé devant la TV du salon de mes parents. Le destin ultra-tragique de Nina Tucker et de son compagnon canin Alexander fut un déchirement absolu à regarder. Un choc dont je ne retrouverais un équivalent en terme de secousse émotionnelle que plus d&rsquo;une dizaine d&rsquo;années plus tard avec le personnage de Mitty à la fin de la première saison de <em>Made In Abyss</em>.</p>



<p>Mais au delà du moment marquant, comment expliquer que ces deux là trônent toujours dans un coin de ma tête parmi tant d&rsquo;autres angoisses ? Comme pour beaucoup de sujets qui logent gratuitement dans mon cerveau, j&rsquo;ai donc décidé d&rsquo;en parler ici. D&rsquo;exorciser le mal par les mots une fois de plus. Mais comment parler de ce sujet ? Et pourquoi pas avant ? A bien y réflechir, je crois que ce qui m&rsquo;a le plus freiné ne réside pas tant dans la dureté du sujet que par la difficulté de l&rsquo;aborder avec les bonnes personnes.</p>



<p>Discuter de Nina et d&rsquo;Alexander c&rsquo;est avant tout se confronter au fait qu&rsquo;elle et il restent, à mon grand désespoir, avant tout une source de blagues et de meme sur Internet. Or après toutes ces années, nous savons toutes et tous très bien que personne n&rsquo;arrête ce genre de phénomène et que tenter de cadrer les choses c&rsquo;est forcément s&rsquo;attirer les trolls par <a href="https://bouletcorp.cepcam.fr/notes/2007/05/25">un effet « connard de gosse »</a>.  Inutile donc et au de là de ça, on ne va quand même pas empêcher les gens de rire tout de même. Ne serait-ce que pour se protéger.</p>



<p>C&rsquo;est là qu&rsquo;est l&rsquo;avantage immense de tenir son propre espace de publication : je peux me permettre d&rsquo;aborder le sujet car j&rsquo;aurais le contrôle des commentaires et parce que j&rsquo;estime qu&rsquo;il le mérite. En plus je devrais être tranquille car plus personne ne lit de blogs paraît-il. (D&rsquo;ailleurs parenthèse mais si vous avez besoin d&rsquo;un coup de main pour ouvrir le vôtre, ne pas hésiter à demander.)</p>



<h2 class="wp-block-heading">Trahisons</h2>



<p>Commençons par un constat, la longue séquence qui mène à la transformation et à la mort de Nina et d&rsquo;Alexander est un « crime » prémédité par la série. Tout cela est avant tout pensé comme un piège tendu au spectateur. </p>



<p>C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs la distinction principale que l&rsquo;on peut faire entre Mitty et Nina. Dans <em>Made In Abyss</em>, le contrat avec le spectateur est clair. La logique de son univers consiste à nous faire descendre dans une horreur de plus en plus intense au fur et à mesure que l&rsquo;histoire s&rsquo;enfonce dans les niveaux de l&rsquo;abysse. On sait qu&rsquo;on va vers l&rsquo;enfer et toute l&rsquo;angoisse réside dans notre capacité à essayer d&rsquo;anticiper jusqu&rsquo;où et comment cela va t&rsquo;il se passer cette fois. Cela n&#8217;empêche pas les chocs mais être averti permet de les encaisser plus facilement et de ne s&rsquo;en prendre qu&rsquo;à soi même si on est allé trop loin. </p>



<p>Dans FMA, rien de tout cela. Certes le monde de la série ne nous avait clairement pas été présenté comme quelque chose de joyeux, l&rsquo;histoire commence avec les décisions cruelles et tragiques des frères Elric suite à la mort de leur mère, ou d&rsquo;idyllique mais les crimes abominables de Shô Tucker arrivent de façon brutale. La surprise est d&rsquo;autant plus choquante que les faits relève de la catégorie des plus impardonnables. </p>



<p>On a affaire ici non seulement à un homme qui a assassiné et sacrifié sa femme mais qui a en plus récidivé en trahissant la confiance et l&rsquo;amour de son propre enfant (et de son compagnon animal) le tout pour son profit personnel. Il n&rsquo;y a pas de crime plus odieux à imaginer qu&rsquo;un infanticide volontaire d&rsquo;autant plus que son auteur semble en tirer une fierté égoïste absolue et attendre la reconnaissance des autres de ses actes.</p>



<p>En terme d&rsquo;horreur inhumaines, on pourrait objecter que nous connaissons <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Benyamin_Netanyahou">les génocides</a> et les massacres de masse, FMA aborde d&rsquo;ailleurs ce sujet, mais plus les morts s&rsquo;accumulent, plus le sort individuel des victimes nous apparaît abstrait et donc éloigné. Or là non seulement Nina et Alexander ont leurs propres character design, leurs propres animations, leurs propres vies de personnages secondaires mais ils bénéficient de réels interactions naïves et amusantes avec les héros de la série. Nina construit même avec Ed une réelle amitié intergénérationnelle. </p>



<p>Bref, la série nous balade volontairement, nous fait connaître et apprécier les futures victimes pour mieux venir nous choquer et amplifier ce qui est un massacre à plusieurs niveaux d&rsquo;horreurs.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Lentes agonies</h2>



<p>Les crimes de Shô ne s&rsquo;arrêtent effectivement pas simplement à la trahison de toute morale. Non content d&rsquo;avoir révélé que son enfant et son animal avait servi de sujets d&rsquo;expérience, on nous montre en plans rapprochés que cette dernière est en plus un échec total et monstrueux. Non seulement la chimère ne comprend pas ce qu&rsquo;il se passe mais ce qui reste de Nina semble s&rsquo;accrocher à ses dernières forces pour s&rsquo;adresser à Edward via un doublage étouffé qui traduit par ses silences et ses difficultés toute la souffrance insupportable qui traverse son corps et son esprit. A l&rsquo;intérieur du monstre, Nina est là. Seule, perdue, comme mourante dans la souffrance et l&rsquo;incompréhension absolue. </p>



<p>L&rsquo;épisode se conclut par le meurtre sanglant (et délivrant) de la chimère et nous sommes laissés face au choc et au désespoir sans fin d&rsquo;un Edward en état de sidération face à des taches de sang immenses sur un mur. Et comme l&rsquo;enfer ne semble jamais vouloir s&rsquo;arrêter, même la fin de l&rsquo;épisode ne nous libérera pas. Poussant jusqu&rsquo;au bout les potards, <a href="https://kara.moe/kara/kesenai-tsumi-nina-vers/137af68a-9252-480f-9f58-653637c79aec">l&rsquo;anime a été jusqu&rsquo;à modifier uniquement pour cet épisode son générique de fin</a>. </p>



<p>Véritable dernier piège, celui-ci commence par ses plans et sa chanson habituelle puis il se met à être parsemé d&rsquo;images de Nina et d&rsquo;Alexander. Son apothéose réside dans ce plan modifié d&rsquo;Edward qui normalement passe d&rsquo;un mode pensif à un léger sourire et qui se retrouve cette fois-ci à se forcer à sourire le plus fort possible tout en se retenant de pleurer. Le tout se concluant par le fameux « DARLING » suivi de l&rsquo;image qui sert d&rsquo;illustration en haut de ce billet. 20 ans après, l&rsquo;émotion a toujours été vive au re-visionnage. Je pense sincèrement que cela relève du génie.</p>



<p>En toute honnêteté, je n&rsquo;ai pas grand chose à rajouter à tout cela ou de grand analyse à partager. Au fond, cet article était assez égoïste et ne me servait qu&rsquo;à vider un sac bien lourd. Cela m&rsquo;a honnêtement fait du bien même si tout cela traînera encore sans nul doute longtemps en moi. Je vais donc m&rsquo;arrêter là. Promis, le prochain article sera plus joyeux et donc on ne parlera pas de politique. </p>



<p><em>Si vous souhaitez partager vos ressentis de l&rsquo;époque ou récents sur cette séquence, n&rsquo;hésitez pas à le faire en commentaire.</em></p>



<p></p>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://nemotaku.com/2024/09/05/20-ans-apres-nina-tucker-et-alexander-sont-toujours-la/">20 ans après, Nina Tucker et Alexander sont toujours là.</a> est apparu en premier sur <a href="https://nemotaku.com">Mes mots</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://nemotaku.com/2024/09/05/20-ans-apres-nina-tucker-et-alexander-sont-toujours-la/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Une question d&#8217;habitudes</title>
		<link>https://nemotaku.com/2024/08/23/une-question-dhabitudes/</link>
					<comments>https://nemotaku.com/2024/08/23/une-question-dhabitudes/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nemo]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 Aug 2024 22:57:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Personnel]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://nemotaku.com/?p=474</guid>

					<description><![CDATA[<p>Un billet plus personnel où il sera question d&#8217;habitudes ou plutôt de l’absence d&#8217;habitudes. Si je devais faire un classement des choses qui me pourrissent la vie, on trouverait en 2ème place, juste derrière l&#8217;obésité, mon incapacité à avoir des habitudes. C&#8217;est un trait de caractère égoïste, enfantin et qui [...]</p>
<p>L’article <a href="https://nemotaku.com/2024/08/23/une-question-dhabitudes/">Une question d&rsquo;habitudes</a> est apparu en premier sur <a href="https://nemotaku.com">Mes mots</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><em>Un billet plus personnel où il sera question d&rsquo;habitudes ou plutôt de l’absence d&rsquo;habitudes.</em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="800" height="431" src="https://nemotaku.com/wp-content/uploads/2024/08/jardin_hiver.png" alt="" class="wp-image-479" style="width:582px;height:auto" srcset="https://nemotaku.com/wp-content/uploads/2024/08/jardin_hiver.png 800w, https://nemotaku.com/wp-content/uploads/2024/08/jardin_hiver-300x162.png 300w, https://nemotaku.com/wp-content/uploads/2024/08/jardin_hiver-768x414.png 768w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px" /><figcaption class="wp-element-caption">« Le Jardin d&rsquo;Hiver » de Jean Dubuffet</figcaption></figure></div>


<p>Si je devais faire un classement des choses qui me pourrissent la vie, on trouverait en 2ème place, juste derrière l&rsquo;obésité, mon incapacité à avoir des habitudes. C&rsquo;est un trait de caractère égoïste, enfantin et qui est sans douté lié à mes soucis d&rsquo;attention mais dont j&rsquo;ai seulement pris conscience récemment. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Trait de caractère</h2>



<p>Je m&rsquo;en suis rendu compte lors de mon apprentissage des caractères japonais. Après des essais infructueux et plusieurs méthodes j&rsquo;arrive finalement à m&rsquo;en sortir depuis peu et lentement avec <a href="https://apps.ankiweb.net/">une application qui s&rsquo;appelle Anki</a>. Me demandant pourquoi ce système de flashcard fonctionnait mieux avec moi que le reste, j&rsquo;ai fini par trouver. Anki ne me demande pas de réviser tous les jours et n&rsquo;impose aucun planning ou aucun timer. Je suis libre de réviser quand et comme je veux.</p>



<p>Poussant la réflexion plus loin, je me suis aperçu que cette réticence à avoir des activités régulières touchait tous les domaines de mon existence. Ce qui génère de nombreux oublis et beaucoup d&rsquo;abandons. Ma vie est globalement un chaos improvisé. Elle n&rsquo;est cadré par aucune routine et n&rsquo;est guidé que par mon intérêt du moment ou par ce qui va me passer sous le nez. </p>



<p>Ainsi, je ne nourris pas mon chat de manière planifié. Je le fais parfois quand il vient réclamer ou tout simplement quand je passe dans la cuisine pour autre chose. Je prends mes douches et je me brosse les dents à un rythme irrégulier : ça peut être une fois le soir voire la nuit pendant quelques jours puis en revenir au matin sans aucune raison. J&rsquo;annule fréquemment des rendez vous avec des professionels ou je les décale sans raison autre que « pas ce jour là ». Je peux passer 3 semaines à avoir un réveil programmé à 7h30 puis décider un jour qu&rsquo;il le sera à 8h10 et le lendemain à 8h. J&rsquo;ajoute parfois des réveils de manière aléatoire. </p>



<p>La domotique est une bénédiction pour moi. En effet, je n&rsquo;ai absolument pas le réflexe d&rsquo;éteindre la lumière en sortant d&rsquo;une pièce. Je peux du coup le faire à la voix ou via le PC ou le téléphone. Cela m&rsquo;est d&rsquo;une aide précieuse. Je change de méthode et de logiciel de prise de note régulièrement. Je peux enchaîner 10 épisodes d&rsquo;une série l&rsquo;adorer et ne plus jamais regarder la suite. Idem avec un jeu vidéo.</p>



<p>Mes lessives se font de manière aléatoire et je suis incapable de gérer correctement un stock de vêtements. J&rsquo;arrête tout traitement médical qui demande des prises régulières à partir du moment où les symptômes disparaissent.</p>



<p><em>Und so weiter&#8230;</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Dispersé et perdu</h2>



<p>Globalement les rares habitudes qui existent dans ma vie sont guidés soit par des contraintes sociales soit par l’intérêt intellectuel. Ainsi, je suis capable de consulter tous les midis <a href="https://electoral-vote.com/">le même site consacré à l&rsquo;actualité politique américaine</a>. </p>



<p>On dit souvent qu&rsquo;il est bien de ne pas avoir de mauvaises habitudes mais mon problème c&rsquo;est que je n&rsquo;arrive pas à en intégrer de bonnes. Même si j&rsquo;en connais les bénéfices et je crois à ses intérêts. Alors oui, je suis un adulte et je pourrais me forcer à le faire. Mais j&rsquo;ai la conviction que la perte de liberté que cela entraînerait (20 ans de vie seul, ça marque) me conduirait fatalement à une forme de dépression.</p>



<p>J&rsquo;ai déjà essayé de commencer à changer ce comportement. J&rsquo;ai notamment voulu me contraindre à manger à une heure précise ou à faire une activité ménagère / d&rsquo;apprentissage / ludique à un jour ou un moment de la journée désigné de la semaine. Cela a échoué. Très vite j&rsquo;ai oublié et, comme encouragé par le fait que personne ne m&rsquo;en tiendra rigueur, j&rsquo;abandonne.  </p>



<p>J&rsquo;aimerais sincèrement ne plus être ce vieux gars uniquement guidé par ce qui l&rsquo;intéresse et ce qu&rsquo;il doit impérativement faire mais je ne sais pas vraiment comment faire, où aller, par où commencer et j&rsquo;ai l&rsquo;impression que c&rsquo;est une montagne de plus à franchir et que le chemin à suivre est non seulement ardu mais dangereux. </p>



<p>Bref, c&rsquo;est pas la joie. La chose qui me console c&rsquo;est que je suis convaincu de ne pas être un fainéant. Je suis capable de donner beaucoup d&rsquo;énergie dans ce que je fais quand j&rsquo;y crois et que je suis convaincu. J&rsquo;aimerais pour faire simple que les choses le soient plus. Parce que là je dois bien avouer être un peu dispersé et perdu.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="[Official] Celeste Original Soundtrack - 08 - Scattered and Lost" width="800" height="450" src="https://www.youtube.com/embed/0etenwnI1wo?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p>Et oui, j&rsquo;en reviens toujours à Céleste. Comme d&rsquo;habitude. </p>
<p>L’article <a href="https://nemotaku.com/2024/08/23/une-question-dhabitudes/">Une question d&rsquo;habitudes</a> est apparu en premier sur <a href="https://nemotaku.com">Mes mots</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://nemotaku.com/2024/08/23/une-question-dhabitudes/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>3</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
